Edito

Les initiateurs de ce site, Julien, Jean-Baptiste, Raphaël, Pauline et bien d’autres, se sont rencontrés au sein du club du 6 mai, un club que j’ai créé en 2009 avec Pascal Breton.

Une centaine de personnes, des chercheurs et universitaires, des hauts fonctionnaires, avocats, salariés d’entreprise et des acteurs de terrain, s’y réunissent tous les mois, autour d’un sujet central, de société, avec pour unique ambition de ressortir moins ignorant sur chacun des sujets traités, mieux éclairé. C’est de ces débats qu’est sorti, en pleine campagne présidentielle de 2012, notre ouvrage « 80  propositions qui ne coûtent pas 80 milliards » (Grasset, 2012).

Mais ce type de rencontre n’est plus à la hauteur des enjeux. Ces débats doivent s’ouvrir à l’ensemble de la société. La frustration devant l’impasse autant économique et politique qu’intellectuelle et idéologique de notre société et de nos institutions est immense autant que l’aspiration de chacun, au delà de notre club, à participer à la reconstruction, à la reprise qui doit s’amorcer dès maintenant.

La reprise, voilà bien le but : par le débat et la réflexion, nous voulons réarmer la gauche, lui permettre de se mobiliser et de se reprendre pour lui donner une nouvelle perspective et une nouvelle dynamique.

La reprise, c’est aussi une approche du mode d’intervention social et politique : c’est l’action de repriser, de recoudre, afin de créer du lien là où le pouvoir actuel et le précédent ont parfois, trop souvent, donné le sentiment de le dissoudre voire de rechercher les clivages et des affrontements dépassés.

Ce sera également une méthode : ce sera certes des contributions originales, les nôtres, les vôtres, car nous appelons chacun à nous rejoindre. Mais ce sera aussi la reprise d’articles, le partage de liens et de sites, le suivi de débats dans le temps et dans le monde, pour que lareprise.fr devienne le site de référence du débat intellectuel et politique.

Nous ne proposons pas une ligne politique : les divergences des points de vue sont des atouts sur lesquels nous voulons nous appuyer. Nous voulons tordre les lignes poussiéreuses du passé. Nous voulons proposer de nouvelles alternatives adaptées à l’objectif de justice sociale et d’égalité des possibles qui restent notre perspective dans un contexte national, européen et mondial qui ne cesse de changer. Les voies du changement ne sont pas pavées de certitudes. Nous voulons les construire avec vous par le débat et l’enrichissement intellectuel.

Bienvenue à la reprise.fr

Patrick Weil

Une réflexion sur “Edito

  1. « ce que veut être » pas « ce que se veut être »…
    (Et la 1ère phrase est un peu étrange, c’est plutôt « la reprise », si l’on comprend bien, qui se fixe un programme dans le prolongement de la citation. Dire que c’est la citation qui en « fournit l’illustration » est un renversement un peu curieux…

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