Après HSBC, faut-il un cadastre financier mondial face aux manoeuvres des banquiers ?

Peut-on faire confiance aux banquiers dans la lutte contre les paradis fiscaux ? Quelles solutions imaginer pour réussir à remettre le système dans le droit chemin ? Ce sont les questions posées dans Le Monde par Gabriel Zucman, professeur à la London School of Economics. 

Le besoin n’est pas de faire de nouvelles lois car elles seront contournées comme quand « les banquiers genevois ont créé frénétiquement des sociétés-écrans au Panama et aux îles Vierges à l’été 2005, et en quelques clics y ont transféré des centaines de milliards d’euros. »

L’urgence, c’est de créer des outils de contrôle de ces textes, ainsi que des sanctions pour les pays, les institutions et les banquiers qui voudraient les violer.

Pour cela, il faut améliorer l’information sur ces pratiques, et la transparence des pays.

L’objectif central proposé par Gabriel Zucman est de créer un véritable cadastre financier mondial, dans lequel seraient enregistrés les propriétaires d’actions, d’obligations, de parts de fonds de placement et de produits dérivés – tout comme est consignée la propriété immobilière dans le cadastre foncier créé en France en 1791.

En attendant, il ne suffit pas de dresser des « listes noires ».  Il est urgent que l’Union européenne s’inspire des Etats-Unis en rendant l’évasion fiscale coûteuse et risquée pour ceux qui la facilitent. « Cela signifie qu’il faut prévoir des sanctions élevées pour les territoires non coopératifs, et ne pas hésiter à imposer de lourdes amendes aux établissements qui aident les fraudeurs. »

A lire dans Le Monde : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/15/frappons-plus-durement-les-paradis-fiscaux_4576935_3234.html#5rx0QRyajCVzI8k9.99

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